Régénérons l’Arc : un programme participatif Arc Fleuve Vivant et Rive neuve

L’association Arc Fleuve Vivant et le groupe Rive Neuve, spécialisé dans la redirection écologique des organisations, lancent « Régénérons l’Arc », un programme participatif adressé tout autant aux entreprises, associations, riverains, citoyens qu’aux institutions publiques et privées afin de trouver des moyens et d’inventer des actions de proximité capables de mieux protéger et renaturer le fleuve de l’Arc, bien commun de notre territoire.

L’Arc est victime du changement climatique en cours et de l’urbanisation de ses abords. Sa biodiversité est malmenée, il subit des crises sanitaires récurrentes, il est fortement pollué aux micro plastiques, ses rives ne sont pas toujours respectées, des déchets s’y accumulent… Tout cela contrarie les services qu’il rend et qui sont fondamentaux pour notre qualité de vie, nos paysages, notre climat, et surtout, la pérennité de sa précieuse biodiversité. Il est urgent d’agir !
 
Une réunion publique de présentation de ce programme, basé sur une démarche d’innovation ouverte pour faire émerger des solutions dans le cadre de l’économie régénérative, développée par Rive Neuve et appelée « Défis Régénérons », est organisée lundi 20 janvier 2025 de 17h30 à 21h, à l’amphithéâtre de l’école d’ingénieurs ESAIP, 851, allée de Pomone à Aix-en-Provence.

Inscription à la réunion publique de lancement « Régénérons l’Arc »

Mise à jour : retrouvez la présentation powerpoint en pdf et la vidéo de l’événement (son, hélas, pas excellent).
À voir aussi l’article de la Provence dans notre rubrique Médias.
Pour plus d’informations sur la suite du programme Régénérons l’Arc et contacter son coordinateur, voir https://riveneuve.eu/defi-fleuve-arc/.
 

Arc Fleuve Vivant / Pataclet : actions de collecte et rétention des déchets de l’Arc à destination des PME/TPE

Arc Fleuve Vivant lance un projet d’actions de collecte et rétention des déchets autour du fleuve de l’Arc à destination des PME et TPE du territoire, porté par Pataclet*, une association créée par la CCI Marseille Provence et le Conservatoire du littoral pour le maintien en bon état des écosystèmes.

Ce projet part du constat que l’activité économique et les zones d’activités commerciales se situent en Pays d’Aix le long de l’Arc et que cette proximité génère des flux importants et de nombreux déchets s’amassent dans tous les écoulements de l’Arc. Arc Fleuve Vivant propose la mise en place d’une charte de bon voisinage des acteurs économiques avec l’Arc et des bonnes pratiques pour limiter ces pollutions de toutes natures.

Objectifs :
– Réduire la présence des plastiques usagés dans les installations agricoles, dont les débris finissent en micro-plastique dans l’Arc.

– Organiser la rétention des déchets urbains et volants aux alentours des zones d’activité et des zones commerciales, pour éviter qu’ils ne se retrouvent
dans l’Arc.

Actions concrètes :
– Campagnes de collecte auprès d’agriculteurs pour qu’ils remettent leurs déchets plastiques agricoles anciens

– Activités de rétention des déchets autour des zones d’activités et zones commerciales via la mise en place de grillages spécifiques.


Ce projet qui se déroulera sur toute l’année 2025 vise à recueillir 15 000 euros pour mettre en place ces actions.

Entreprise intéressée par la perspective de renforcer votre responsabilité sociétale et votre ancrage territorial, ne surtout pas hésiter !

Informations et contact en cliquant sur ce lien : Projet d’actions de collecte et rétention des déchets autour du fleuve de l’Arc.

* Le pataclet est un petit poisson de Méditerranée

SCoT métropolitain : avis critique d’Arc Fleuve Vivant

SCoT, ça vous dit quelque chose ? Dans le grand maquis des documents d’aménagement et d’urbanisme, le SCoT (Schéma de cohérence territoriale) occupe aujourd’hui a priori une place prépondérante, proposant une vision à long terme de toutes les composantes d’un territoire, déterminant, entre autres, les règles à respecter par les PLUi (Plans Locaux d’Urbanisme intercommunaux).

Dans le cas de la métropole Aix Marseille Provence et de ses 92 communes, le chantier qui doit en organiser et planifier le développement jusqu’en 2040, est en cours depuis la création officielle de cette dernière en 2016 et ce document ou plutôt cet ensemble considérable de documents, PADD (Projet d’aménagement et de développement durables), DOO (Document d’Orientation et d’Objectifs) pour ne citer que ceux-là, représentant plusieurs centaines de pages de portée et intention diverses, a fait, enfin, l’objet d’une présentation et d’une enquête publique qui s’est close le 11 décembre dernier, à laquelle notre association Arc Fleuve Vivant a tenu à contribuer en apportant son avis, compte tenu de l’importance pour l’avenir de notre territoire, comme nous l’avons fait également pour le PLUi du pays d’Aix notamment.

Particularité, parmi d’autres, de ce SCot métropolitain qui devrait être approuvé au cours du premier semestre 2025 : il intervient après les PLUi qu’il est censé encadrer ! Ainsi, le PLUi du pays d’Aix a été voté par le conseil de métropole le 5 décembre, soit quelques jours avant la fin de l’enquête publique du SCoT.

Autant dire que l’avis d’Arc Fleuve Vivant apporté à ce projet de SCot métropolitain, daté, incomplet, qui s’apparente à un catalogue d’intentions, sans vision forte d’ensemble, ni mesures concrètes, et dont on peut se demander donc comment ses prescriptions pourront être mises en œuvre, est critique. Une nouvelle fois, la protection de l’eau douce et de sa qualité, des fleuves côtiers comme l’Arc, de leur bassin versant et les milieux humides encore existants n’est pas être inscrite comme une priorité. Voir l’avis au complet d’Arc Fleuve Vivant sur le SCoT métropolitain.

À noter qu’aucune des propositions pour une meilleure prise en compte des questions environnementales en général et de l’eau en particulier faite par Arc Fleuve Vivant et de nombreuses autres associations, n’a été retenue dans le projet de PLUi du pays d’Aix qui a été mis au vote et adopté en Conseil de métropole le 5 décembre dernier, et ce, malgré des recommandations de l’enquête publique.

De quoi s’interroger et s’inquiéter sur le fonctionnement démocratique de nos institutions, dont, par ailleurs, certains aujourd’hui semblent, en plus, considérer qu’il serait bon de limiter encore plus l’expression et la prise en considération de l’opinion des associations et des citoyens.